Les autorités iraniennes prétextent des « conditions de guerre » pour intensifier leur répression de la dissidence par des arrestations arbitraires de masse, des procédures judiciaires accélérées et manifestement iniques, des exécutions motivées par des considérations politiques, de lourdes peines d’emprisonnement et des saisies de biens, a déclaré Amnesty International ce jeudi 28 mai.
Des manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025. À travers le pays, des personnes révoltées par des décennies de répression ont réclamé des changements en profondeur et un système politique qui respecte les droits humains et la dignité. Les autorités iraniennes ont réagi en menant une répression meurtrière sans précédent et, depuis le 8 janvier 2026, ont intégralement coupé l’accès à Internet pour cacher leurs crimes. Les forces de sécurité ont recouru à une force ilégale, à des armes à feu et à d’autres armes interdites contre des manifestant·e·s, ce qui s’est soldé par des homicides de masse et des blessures graves.
En réaction à la coupure d’Internet et des télécommunications imposée par les autorités iraniennes le 8 janvier 2026, alors que les manifestations d’ampleur nationale qui ont éclaté le 28 décembre 2025 montent en puissance, Rebecca White, chercheuse au Security Lab d’Amnesty International, a déclaré :
Il faut que la Fédération internationale de football association (FIFA) veille de manière rigoureuse et transparente à ce que les candidatures à l’organisation des éditions 2030 et 2034 de la Coupe du monde masculine prévoient une protection complète des droits humains et qu’elle rejette toute proposition risquant d’entraîner une nouvelle fois des atteintes qui entacheraient le plus grand événement sportif au monde, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 6 juin.
Les graves violations des droits humains continuent sans relâche en Algérie et au Maroc, où de nombreuses lois sont loin d’être conformes aux normes internationales, a déclaré Amnesty International jeudi 6 avril, à l’issue de l’Examen périodique universel (EPU) des deux pays par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies lors de sa 52e session.
À la veille de l’audience qui se tiendra le 22 septembre au tribunal de Rabat dans l’affaire concernant le défenseur des droits humains Rida Benotmane, poursuivi pour avoir critiqué les autorités sur YouTube et Facebook, Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :
Les autorités marocaines ont durci le harcèlement visant les défenseur·e·s et les militant·e·s des droits humains au cours des deux derniers mois : au moins quatre d’entre eux font l’objet d’informations judiciaires et de poursuites pénales liées à des publications sur les réseaux sociaux critiques à l’égard des autorités, a déclaré Amnesty International le 7 avril 2022.
Le procès qui s’ouvre demain au Maroc contre sept journalistes et militants mis en cause parce qu’ils ont formé des personnes au journalisme citoyen pourrait créer un dangereux précédent en matière de restriction de la liberté d’expression, a déclaré Amnesty International.
Le monde a appris pour la première fois que les États pirataient des cibles « civiles » en 2010, lorsque Google a révélé avoir détecté une intrusion du gouvernement chinois. Adobe Systems et Juniper Networks ont alors confirmé avoir été attaqués dans le même cadre et de nouvelles investigations ont révélé que Yahoo et Symantec étaient également visés. Parallèlement, le gouvernement chinois ciblait les ONG tibétaines à l’aide de méthodes similaires et il continue de persécuter la communauté tibétaine.