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  • Arabie saoudite : Un ressortissant britannique détenu arbitrairement doit être libéré : Ahmed al Doush

    L’état de santé mentale d’Ahmed al Doush s’est nettement dégradé dans la prison où il est détenu arbitrairement en Arabie saoudite. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique pour des accusations découlant de son utilisation des réseaux sociaux, en violation de son droit à la liberté d’expression. Les autorités saoudiennes ont arrêté ce ressortissant britannique, analyste d’affaires sénior de la Bank of America, le 31 août 2024 à l’aéroport international King Khalid de Riyadh. Il allait rentrer au Royaume-Uni après un séjour en Arabie saoudite avec son épouse et ses enfants

  • Éthiopie : On ignore toujours ce qu’il est advenu d’un journaliste enlevé : Million Beyene

    Le 15 avril, Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef du média independent Addis Standard, a été enlevé à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, par des individus non identifiables habillés en civil. On pense qu’il est détenu sans inculpation dans un centre non officiel tenu secret, sans avoir la possibilité de contacter son avocat ni sa famille. Son enlèvement serait lié à son travail de journaliste. Amnesty International prie les autorités éthiopiennes de mener une enquête efficace, indépendante, approfondie et transparente sur l’enlèvement de Million Beyene et, si elles le détiennent, de le libérer immédiatement.

  • Égypte : Un militant maintenu en détention arbitraire comparaît en justice : Ahmed Douma

    Militant de renom et écrivain détenu arbitrairement, Ahmed Douma comparaît devant le tribunal correctionnel du Nouveau Caire le 29 avril 2026 à la suite des investigations menées par le service du procureur général de la sûreté de l’État pour diffusion de « fausses informations ». Ces accusations découlent de son article publié le 25 mars 2026 par Al Araby Al Jadeed au sujet des conséquences de l’incarcération inique sur la stabilité de l’État, ainsi que d’une publication sur les réseaux sociaux, du 29 mars, abordant les conditions de détention en Égypte. Depuis sa libération en août 2023, après plus d’une décennie passée en détention arbitraire à titre de sanction pour ses activités militantes et son rôle dans la Révolution du 25 janvier 2011, le parquet a ouvert sept enquêtes à son encontre, pour le punir d’avoir publié des contenus critiques sur Internet. S’il est déclaré coupable, il encourt cinq ans de prison. Ahmed Douma est détenu de manière arbitraire uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ; il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.

  • Algérie: Un Poète En Détention Arbitraire Encourt la Peine de Mort: Mohamed Tadjadit

    Mohamed Tadjadit, connu comme le poète du mouvement du Hirak, est maintenu en détention arbitraire depuis janvier 2025 pour avoir seulement exercé ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cet homme et 12 autres militants attendent d’être jugés pour des charges en relation avec la sécurité de l’État, passibles de lourdes peines de prison et de la peine de mort, au seul motif de leur militantisme pacifique en faveur de réformes politiques. Leur procès doit s’ouvrir le 30 avril 2026. Il purge déjà actuellement une peine de deux ans de prison, après sa condamnation sur la base de charges infondées liées au terrorisme, confirmée en appel en janvier 2026. Les autorités algériennes doivent le relâcher immédiatement et sans condition, et abandonner toutes les charges retenues contre lui, car elles découlent uniquement de l’exercice de ses droits fondamentaux.

  • Arabie Saoudite : Complément d’information : Des Nubiens d’Égypte de nouveau condamnés

    Le 6 septembre 2025, lors d’une audience surprise, le Tribunal pénal spécial a réduit les peines d’emprisonnement de huit membres d’un groupe de 10 Nubiens d’Égypte détenus de manière arbitraire en Arabie saoudite. Le 10 octobre 2022, le Tribunal pénal spécial avait condamné ces 10 hommes à des peines de 10 à 18 ans d’emprisonnement, à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, pour avoir organisé un événement commémoratif pacifique. Ils étaient accusés d’avoir créé une association sans autorisation, manifesté de la solidarité à l’égard des Frères musulmans et publié certaines informations sur les réseaux sociaux.

  • Pakistan : Un militant détenu sur la base d’accusations forgées de toutes pièces : Ali Wazir

    Le 16 mars, Ali Wazir, défenseur des droits humains et ancien membre de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale du Pakistan, a été arrêté et placé en détention sur la base d’accusations liées au terrorisme, à Hyderabad, au Pakistan. Il venait d’être remis en liberté plus tôt dans la journée ; en effet, il avait bénéficié d’une libération sous caution prononcée par une chambre de la haute cour du Sind dans le cadre d’une autre affaire. Depuis, deux nouvelles affaires ont été intentées à son encontre. Depuis 2020, Ali Wazir a été arrêté à plusieurs reprises et inculpé dans le cadre de dizaines d’affaires montées de toutes pièces, afin de le maintenir derrière les barreaux, de le réduire au silence et d’entraver son militantisme en lien avec les questions relatives aux exécutions extrajudiciaires, aux disparitions forcées, et à la discrimination et à la violence ciblant la minorité pachtoune.

  • Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité

    Le monde est à l’aube d’une nouvelle ère dangereuse, caractérisée par des attaques de grandes puissances, d’entreprises et de mouvements anti-droits contre le multilatéralisme, le droit international et les droits humains, a alerté Amnesty International mardi 21 avril 2026 à l’occasion du lancement de son Rapport annuel, La situation des droits humains dans le monde. Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix et résister collectivement à ces attaques afin d’empêcher ce nouvel ordre mondial de s’imposer, a déclaré l’organisation dans son évaluation de la situation des droits fondamentaux dans 144 pays.  

  • Observations de la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, sur la situation des droits humains en 2025/26

    Le bien commun de l’humanité a été la proie tout au long de l’année 2025 de prédateurs voraces, de chasseurs brutaux avides de trophées usurpés. Des dirigeant·e·s politiques comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahou, pour ne citer qu’eux, ont poursuivi une stratégie de conquête dictée par leur soif de domination économique, multipliant les destructions, les actes de répression et les violences de grande ampleur.

  • L’Humanité Doit Triompher : Défendre les Droits et Lutter Contre la Répression Pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2026

    Le 11 juin 2026 s’ouvrira la Coupe du monde la plus grande et la plus lucrative à ce jour. Des millions de fans se rendront au Canada, au Mexique et aux États-Unis, et des milliards d’autres personnes regarderont le tournoi chez elles. La Coupe du Monde 2026 de la FIFA est organisée dans un contexte de grave crise des droits humains. À quelques semaines du coup d’envoi, la déclaration de la FIFA selon laquelle « le football unit le monde » contraste vivement avec les pratiques clivantes et répressives des gouvernements accueillant son tournoi phare. Il est encore temps d’éviter que la Coupe du monde 2026 soit un théâtre de répression et un espace d’application de pratiques autoritaires. Les gouvernements hôtes doivent respecter leurs obligations au regard du droit international relatif aux droits humains, et la FIFA, les fédérations nationales de football et les sponsors sont clairement tenus de respecter les droits humains et d’user de leur grande influence pour protéger les supporters, les joueurs, les journalistes, les travailleurs et travailleuses et les populations locales.

  • Tunisie. Les autorités doivent cesser de harceler le juge Anas Hmedi

    Des juges tunisiens ayant critiqué les attaques menées par Kaïs Saïed et son gouvernement contre l’indépendance de la justice continuent à être victimes de représailles et de harcèlement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et défendu l’état de droit, a déclaré Amnesty International jeudi 26 mars avant le procès d’Anas Hmedi, juge près la cour d’appel de Monastir et président de l’Association des magistrats tunisiens, qui est visé par des accusations infondées d’« atteinte à la liberté de travail ».

  • Tunisie. Action complémentaire: Une figure de l’opposition injustement condamnée: Abir Moussi

    Le 13 mars 2026, la cour d’appel deTunis a condamné la figure de l’opposition Abir Moussi à 10 ans de prison sur la base des accusations infondées de tentative de changement de la forme de l’État, « incitation à la violence » et désordre. Cette peine vient s’ajouter à sa condamnation à deux ans d’emprisonnement dans le cadre d’une autre affaire. Les autorités tunisiennes doivent la libérer immédiatement, annuler sa condamnation et abandonner les charges qui pèsent sur elle, car elle est détenue uniquement en raison de l’exercice pacifique de ses droits fondamentaux.

  • Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable

    Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. En outre, ces dispositions se traduisent par des violations des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.