Le recours étendu à des systèmes de profilage des risques par les autorités publiques, dans les domaines de l’application des lois, de la protection sociale et de la migration, est incompatible avec le droit international relatif aux droits humains et doit être interdit, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.
La décision des autorités françaises de refuser un visa à Shawan Jabarin, défenseur palestinien des droits humains de premier plan et directeur général d’Al Haq, qui devait se rendre en France cette semaine pour mener un travail de plaidoyer, représente un recul alarmant sur le terrain des droits humains.
Réagissant aux appels lancés par des ministres et des responsables français et tchèques demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré :
Face à la criminalisation croissante des défenseur·e·s des droits humains, des militant·e·s et des journalistes dans le monde, Amnesty International, le Forum africain de contrôle civil de l’application des lois (APCOF) et La Voix du peuple malaisien (Suaram) présenteront jeudi 27 novembre un rapport exposant une série de stratégies à adopter sur les plans du droit et du plaidoyer pour protéger les voix critiques de la discrimination, du harcèlement, des poursuites et de l’emprisonnement.
En réaction à la forte mobilisation prévue à travers le monde pour célébrer la Journée de la Terre le 22 avril, Marta Schaaf, directrice du programme Justice climatique, économique et sociale et Responsabilité des entreprises au sein d’Amnesty International, a déclaré :
Le monde a appris pour la première fois que les États pirataient des cibles « civiles » en 2010, lorsque Google a révélé avoir détecté une intrusion du gouvernement chinois. Adobe Systems et Juniper Networks ont alors confirmé avoir été attaqués dans le même cadre et de nouvelles investigations ont révélé que Yahoo et Symantec étaient également visés. Parallèlement, le gouvernement chinois ciblait les ONG tibétaines à l’aide de méthodes similaires et il continue de persécuter la communauté tibétaine.