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  • Égypte : Un prisonnier victime de torture jugé pour ses convictions religieuses : Said Abdelrazek

    Le 15 juillet 2025, des membres des forces de sécurité ont arrêté Said Abdelrazek, Égyptien converti au christianisme, à son domicile situé au Caire. Après neuf mois de détention provisoire arbitraire, il a été déféré devant une chambre du Premier tribunal pénal de Badr consacrée aux affaires de terrorisme pour répondre d’accusations liées à sa conversion et à ses convictions religieuses. Lors de la première audience de son procès, le 21 avril 2026, celui-ci a été reporté au 15 juin 2026. Said Abdelrazek est actuellement incarcéré à la prison du Dixième jour de ramadan et son état de santé est de plus en plus préoccupant. Les autorités égyptiennes doivent le libérer immédiatement et sans condition, car il est détenu arbitrairement pour avoir simplement exercé son droit à la liberté de religion et de conviction

  • Égypte : Un militant maintenu en détention arbitraire comparaît en justice : Ahmed Douma

    Militant de renom et écrivain détenu arbitrairement, Ahmed Douma comparaît devant le tribunal correctionnel du Nouveau Caire le 29 avril 2026 à la suite des investigations menées par le service du procureur général de la sûreté de l’État pour diffusion de « fausses informations ». Ces accusations découlent de son article publié le 25 mars 2026 par Al Araby Al Jadeed au sujet des conséquences de l’incarcération inique sur la stabilité de l’État, ainsi que d’une publication sur les réseaux sociaux, du 29 mars, abordant les conditions de détention en Égypte. Depuis sa libération en août 2023, après plus d’une décennie passée en détention arbitraire à titre de sanction pour ses activités militantes et son rôle dans la Révolution du 25 janvier 2011, le parquet a ouvert sept enquêtes à son encontre, pour le punir d’avoir publié des contenus critiques sur Internet. S’il est déclaré coupable, il encourt cinq ans de prison. Ahmed Douma est détenu de manière arbitraire uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ; il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.

  • Iran : Des cousins baha’is ont été torturés et risquent d’être condamnés : Peyvand Naimi, Borna Naimi

    Les cousins Peyvand Naimi et Borna Naimi, membres de la minorité baha’ie persécutée en Iran, risquent d’être condamnés à mort. Ils sont accusés d’infractions passibles de la peine capitale, en lien avec les manifestations de janvier 2026. Des agents les ont soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements : ils ont notamment été roués de coups et soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des « aveux ». En outre, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat ni à recevoir des soins médicaux.

  • Algérie: Un Poète En Détention Arbitraire Encourt la Peine de Mort: Mohamed Tadjadit

    Mohamed Tadjadit, connu comme le poète du mouvement du Hirak, est maintenu en détention arbitraire depuis janvier 2025 pour avoir seulement exercé ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cet homme et 12 autres militants attendent d’être jugés pour des charges en relation avec la sécurité de l’État, passibles de lourdes peines de prison et de la peine de mort, au seul motif de leur militantisme pacifique en faveur de réformes politiques. Leur procès doit s’ouvrir le 30 avril 2026. Il purge déjà actuellement une peine de deux ans de prison, après sa condamnation sur la base de charges infondées liées au terrorisme, confirmée en appel en janvier 2026. Les autorités algériennes doivent le relâcher immédiatement et sans condition, et abandonner toutes les charges retenues contre lui, car elles découlent uniquement de l’exercice de ses droits fondamentaux.

  • Arabie Saoudite : Complément d’information : Des Nubiens d’Égypte de nouveau condamnés

    Le 6 septembre 2025, lors d’une audience surprise, le Tribunal pénal spécial a réduit les peines d’emprisonnement de huit membres d’un groupe de 10 Nubiens d’Égypte détenus de manière arbitraire en Arabie saoudite. Le 10 octobre 2022, le Tribunal pénal spécial avait condamné ces 10 hommes à des peines de 10 à 18 ans d’emprisonnement, à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, pour avoir organisé un événement commémoratif pacifique. Ils étaient accusés d’avoir créé une association sans autorisation, manifesté de la solidarité à l’égard des Frères musulmans et publié certaines informations sur les réseaux sociaux.

  • Pakistan : Un militant détenu sur la base d’accusations forgées de toutes pièces : Ali Wazir

    Le 16 mars, Ali Wazir, défenseur des droits humains et ancien membre de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale du Pakistan, a été arrêté et placé en détention sur la base d’accusations liées au terrorisme, à Hyderabad, au Pakistan. Il venait d’être remis en liberté plus tôt dans la journée ; en effet, il avait bénéficié d’une libération sous caution prononcée par une chambre de la haute cour du Sind dans le cadre d’une autre affaire. Depuis, deux nouvelles affaires ont été intentées à son encontre. Depuis 2020, Ali Wazir a été arrêté à plusieurs reprises et inculpé dans le cadre de dizaines d’affaires montées de toutes pièces, afin de le maintenir derrière les barreaux, de le réduire au silence et d’entraver son militantisme en lien avec les questions relatives aux exécutions extrajudiciaires, aux disparitions forcées, et à la discrimination et à la violence ciblant la minorité pachtoune.

  • Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe

    En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternées par la décision de la Knesset (le Parlement israélien) approuvant une proposition de loi rendant de fait obligatoire la peine de mort en Cisjordanie et qui de facto ne s’appliquera qu’aux Palestinien·ne·s.

  • Tunisie. Action complémentaire: Une figure de l’opposition injustement condamnée: Abir Moussi

    Le 13 mars 2026, la cour d’appel deTunis a condamné la figure de l’opposition Abir Moussi à 10 ans de prison sur la base des accusations infondées de tentative de changement de la forme de l’État, « incitation à la violence » et désordre. Cette peine vient s’ajouter à sa condamnation à deux ans d’emprisonnement dans le cadre d’une autre affaire. Les autorités tunisiennes doivent la libérer immédiatement, annuler sa condamnation et abandonner les charges qui pèsent sur elle, car elle est détenue uniquement en raison de l’exercice pacifique de ses droits fondamentaux.

  • Algérie. Un procès équitable, sans recours à la peine capitale, doit être garanti à plusieurs dizaines de personnes accusées de violences en Kabylie

    Les autorités algériennes doivent faire en sorte que le nouveau procès imminent de 94 personnes, en relation avec les événements survenus en août 2021 dans la région de Kabylie (nord-est de l’Algérie), adhère strictement aux normes internationales d’équité des procès, et notamment que la peine de mort ne soit pas requise et que les déclarations entachées de torture ne soient pas retenues à titre de preuve, a déclaré Amnesty International vendredi 27 février.

  • Monde. Il faut que la FIFA protège les droits humains en obtenant des engagements contraignants de la part des candidats à la Coupe du monde 2030 et 2034 – nouveau rapport

    Il faut que la Fédération internationale de football association (FIFA) veille de manière rigoureuse et transparente à ce que les candidatures à l’organisation des éditions 2030 et 2034 de la Coupe du monde masculine prévoient une protection complète des droits humains et qu’elle rejette toute proposition risquant d’entraîner une nouvelle fois des atteintes qui entacheraient le plus grand événement sportif au monde, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 6 juin.