La loi antiterroriste promulguée au Koweït à la suite des frappes iraniennes contre les États du Golfe en réponse aux attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran comprend des dispositions trop générales et vagues qui menacent les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique, d’association et de mouvement, tout en élargissant nettement le champ d’application de la peine de mort, a déclaré Amnesty International le 26 août 2026.
En réaction à l’adoption par le Parlement libanais d’une loi abolissant la peine de mort pour tous les crimes, Heba Morayef, directrice du programme régional Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International, a déclaré :
L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et la Commission des stupéfiants (CND) doivent prendre des mesures d’urgence, condamner le recours illégal à la peine de mort pour les infractions liées à la législation sur les stupéfiants et collaborer avec les États membres de l’ONU en vue d’abolir définitivement ce châtiment cruel, ont déclaré Amnesty International et Harm Reduction International à la veille de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le 26 juin.
Les autorités saoudiennes ont mis à mort près de 100 personnes depuis le début de l’année, dont au moins 61 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. La dernière exécution en date a eu lieu le 18 juin. En réaction, Dana Ahmed, spécialiste du Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré, lundi 22 juin :
Le suivi par Amnesty International du recours à la peine capitale dans le monde a enregistré 2 707 exécutions en 2025, soit une augmentation de 78 % par rapport aux 1 518 exécutions recensées en 2024. Ce chiffre ne comprend pas les milliers d’exécutions qui, selon Amnesty International, continuent d’avoir lieu en Chine. Le nombre total de pays d’exécution était de 17, ce qui correspond aux faibles tendances historiques enregistrées depuis 2018.
Le rapport annuel d’Amnesty International sur le recours à la peine de mort dans le monde révèle que le nombre d’exécutions en 2025 a atteint le plus haut niveau jamais enregistré par l’organisation de défense des droits humains depuis 1981, avec 2 707 personnes exécutées par les autorités de 17 pays.
Chaque année, Amnesty International publie un rapport détaillant le recours à la peine de mort dans le monde l’année précédente.Le rapport de cette année fait état d’une hausse vertigineuse du nombre de condamnations à mort et d’exécutions, due à une poignée de gouvernements déterminés à régner par la peur.Vous trouverez ici les principales données régionales et mondiales issues du rapport.
Les cousins Peyvand Naimi et Borna Naimi, membres de la minorité baha’ie persécutée en Iran, risquent d’être condamnés à mort. Ils sont accusés d’infractions passibles de la peine capitale, en lien avec les manifestations de janvier 2026. Des agents les ont soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements : ils ont notamment été roués de coups et soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des « aveux ». En outre, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat ni à recevoir des soins médicaux.
En réaction à l’exécution arbitraire et secrète en Iran de quatre opposants depuis lundi 30 mars et à la possibilité qu’au moins sept autres manifestants et opposants connaissent le même sort, Sara Hashash, directrice adjointe du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :
Les autorités israéliennes doivent de toute urgence abroger les modifications législatives étendant l’application de la peine de mort par Israël adoptées le 30 mars 2026 par une majorité de 62 membres de la Knesset, a déclaré Amnesty International.
Des manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025. À travers le pays, des personnes révoltées par des décennies de répression ont réclamé des changements en profondeur et un système politique qui respecte les droits humains et la dignité. Les autorités iraniennes ont réagi en menant une répression meurtrière sans précédent et, depuis le 8 janvier 2026, ont intégralement coupé l’accès à Internet pour cacher leurs crimes. Les forces de sécurité ont recouru à une force ilégale, à des armes à feu et à d’autres armes interdites contre des manifestant·e·s, ce qui s’est soldé par des homicides de masse et des blessures graves.
Lors d’un vote historique, plus des deux tiers des membres de l’ONU ont soutenu l’appel des Nations unies en faveur de l’instauration d’un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort. Ce vote a eu lieu lors de la séance plénière de l’Assemblée générale des Nations unies le 17 décembre 2024.