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  • Tunisie : La condamnation de Sihem Bensedrine menace la justice transitionnelle et renforce les restrictions de l’espace civique : Déclaration Conjointe

    Alors que l’appel de Sihem Bensedrine est examiné par la Cour d’appel, nous, organisations soussignées, exprimons notre profonde préoccupation face au jugement rendu contre l’éminente défenseure des droits humains et ancienne Présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), la condamnant à vingt-cinq ans de prison dans le cadre de deux affaires directement liées à son travail en tant que Présidente de l’Instance Vérité et Dignité et à la préparation de son rapport final.

  • Tunisie : Action complémentaire : Les opposants politiques injustement emprisonnés doivent être libérés

    Le 4 juillet 2026, un tribunal a déclaré coupable Ajmi Ourimi, secrétaire général du parti Ennahda, d’avoir « omis de signaler des informations relatives à une infraction terroriste », et Mosaab Gharbi, membre du parti Ennahda, d’avoir hébergé une personne soupçonnée d’infractions liées au terrorisme. Ils ont tous les deux été condamnés à trois ans d’emprisonnement. La police tunisienne a arrêté ces deux hommes ainsi que Mohamed Ghannoudi, membre du même parti, lors d’un contrôle d’identité de routine à un poste de contrôle routier, le 13 juillet 2024.

  • Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent

    Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement Hussam Abu Safiya, pédiatre palestinien et directeur de l’hôpital Kamal Adwan, détenu de manière arbitraire, a déclaré Amnesty International le 6 juillet 2026 : l’avocat qui lui a rendu visite a indiqué que sa vie est en grave péril en raison des actes de torture et des mauvais traitements qu’il subit depuis son placement en détention.

  • Burkina Faso. Deux ans après, l’éminent journaliste Serge Oulon toujours porté disparu

    Les autorités du Burkina Faso devraient fournir d’urgence des informations sur la disparition forcée du journaliste Serge Oulon, commise par des agents de l’État il y a deux ans, et le libérer immédiatement, ont conjointement déclaré aujourd’hui Amnesty International, Human Rights Watch, l’Observatoire Kisal, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains – un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) – et Reporters sans frontières (RSF).

  • Venezuela : Complément d’information : Peu de libérations, des centaines de personnes toujours détenues

    Samantha Hernández, adolescente vénézuélienne âgée de 16 ans, a bénéficié d’une libération conditionnelle le 18 mai 2026. Sa sœur, Aranza Hernández, avait 19 ans au moment de son arrestation arbitraire le 20 novembre 2025 et se trouve toujours de manière injuste derrière les barreaux. Entre 500 et 600 personnes sont toujours détenues arbitrairement pour des raisons politiques, dont Emirlendris Benítez et Juan Carlos Marrufo, qui ont besoin de toute urgence de soins médicaux. On ignore toujours ce qu’il est advenu de certaines personnes sans doute détenues, ainsi que le lieu où elles se trouvent. C’est le cas de Jorgen Guanares.

  • Émirats arabes unis : Un militant politique soudanais en détention : Mohamed Farouk Salman Mahmoud

    Mohammed Farouk Salman Mahmoud est un militant politique soudanais et défenseur de la justice transitionnelle, détenu aux Émirats arabes unis depuis le 19 janvier 2025. Il s’est installé aux Émirats arabes unis début 2023. Le 19 janvier 2025, alors qu’il se trouvait à l’aéroport de Dubaï en train de se préparer à monter à bord d’un vol quittant les Émirats arabes unis, il a été arrêté par des membres des forces de l’ordre émiriennes et conduit à son domicile, où ils ont fouillé ses affaires et saisi ses appareils électroniques, avant de le placer en détention dans un lieu tenu secret.

  • Tunisie: Il faut libérer des membres de l’opposition politique détenus de manière arbitraire: Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi

    Le 13 juillet 2024, la police tunisienne a arrêté Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi, membres du parti Ennahda (Renaissance), dans le gouvernorat de Mannouba, lors d’un contrôle d’identité de routine alors qu’ils se déplaçaient pour des raisons personnelles. Les autorités ont ensuite affirmé que Mohamed Ghannoudi était recherché par la police dans le cadre d’une enquête relative au terrorisme, et ont lancé une procédure contre ces trois hommes pour « participation présumée à un groupe terroriste » et « soutien à une personne soupçonnée d’implication dans des actes terroristes ». Ils ont été déférés à la justice en vertu des articles 13, 34 et 37 de la loi antiterroriste de 2015, et de l’article 32 du Code pénal, dispositions relatives à la participation à des activités terroristes, au fait de fournir une assistance ou un hébergement, au non-signalement de comportements semblant être liés au terrorisme, et à la complicité. Ces trois hommes sont maintenus en détention provisoire depuis 14 mois, ce qui dépasse la durée légale maximale. Les autorités doivent immédiatement abandonner l’ensemble des charges retenues contre eux et les libérer, car leur arrestation résulte uniquement de leur affiliation politique.

  • Éthiopie : On ignore toujours ce qu’il est advenu d’un journaliste enlevé : Million Beyene

    Le 15 avril, Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef du média independent Addis Standard, a été enlevé à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, par des individus non identifiables habillés en civil. On pense qu’il est détenu sans inculpation dans un centre non officiel tenu secret, sans avoir la possibilité de contacter son avocat ni sa famille. Son enlèvement serait lié à son travail de journaliste. Amnesty International prie les autorités éthiopiennes de mener une enquête efficace, indépendante, approfondie et transparente sur l’enlèvement de Million Beyene et, si elles le détiennent, de le libérer immédiatement.

  • Égypte : Un militant maintenu en détention arbitraire comparaît en justice : Ahmed Douma

    Militant de renom et écrivain détenu arbitrairement, Ahmed Douma comparaît devant le tribunal correctionnel du Nouveau Caire le 29 avril 2026 à la suite des investigations menées par le service du procureur général de la sûreté de l’État pour diffusion de « fausses informations ». Ces accusations découlent de son article publié le 25 mars 2026 par Al Araby Al Jadeed au sujet des conséquences de l’incarcération inique sur la stabilité de l’État, ainsi que d’une publication sur les réseaux sociaux, du 29 mars, abordant les conditions de détention en Égypte. Depuis sa libération en août 2023, après plus d’une décennie passée en détention arbitraire à titre de sanction pour ses activités militantes et son rôle dans la Révolution du 25 janvier 2011, le parquet a ouvert sept enquêtes à son encontre, pour le punir d’avoir publié des contenus critiques sur Internet. S’il est déclaré coupable, il encourt cinq ans de prison. Ahmed Douma est détenu de manière arbitraire uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ; il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.

  • Algérie: Un Poète En Détention Arbitraire Encourt la Peine de Mort: Mohamed Tadjadit

    Mohamed Tadjadit, connu comme le poète du mouvement du Hirak, est maintenu en détention arbitraire depuis janvier 2025 pour avoir seulement exercé ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cet homme et 12 autres militants attendent d’être jugés pour des charges en relation avec la sécurité de l’État, passibles de lourdes peines de prison et de la peine de mort, au seul motif de leur militantisme pacifique en faveur de réformes politiques. Leur procès doit s’ouvrir le 30 avril 2026. Il purge déjà actuellement une peine de deux ans de prison, après sa condamnation sur la base de charges infondées liées au terrorisme, confirmée en appel en janvier 2026. Les autorités algériennes doivent le relâcher immédiatement et sans condition, et abandonner toutes les charges retenues contre lui, car elles découlent uniquement de l’exercice de ses droits fondamentaux.

  • Arabie Saoudite : Complément d’information : Des Nubiens d’Égypte de nouveau condamnés

    Le 6 septembre 2025, lors d’une audience surprise, le Tribunal pénal spécial a réduit les peines d’emprisonnement de huit membres d’un groupe de 10 Nubiens d’Égypte détenus de manière arbitraire en Arabie saoudite. Le 10 octobre 2022, le Tribunal pénal spécial avait condamné ces 10 hommes à des peines de 10 à 18 ans d’emprisonnement, à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, pour avoir organisé un événement commémoratif pacifique. Ils étaient accusés d’avoir créé une association sans autorisation, manifesté de la solidarité à l’égard des Frères musulmans et publié certaines informations sur les réseaux sociaux.