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  • République démocratique du Congo: « Je n’avais jamais vu autant de corps » : crimes de guerre perpétrés par les Forces démocratiques alliées dans l’est de la République démocratique du Congo

    À partir de 71 entretiens, notamment avec 45 victimes, Amnesty International a examiné les conséquences des violences perpétrées par les Forces démocratiques alliées (ADF) pour la population civile dans l’est de la République démocratique du Congo. Des combattant·e·s ont délibérément tué des civil·e·s, attaqué des établissements médicaux et pillé et incendié des logements. Ils ont enlevé des hommes, des femmes et des enfants et les ont forcés à participer aux attaques et à prendre diverses fonctions au sein des camps du groupe. Des femmes et des filles ont été soumises à des « mariages » forcés et à des grossesses forcées et contraintes à une vie de servitude. Les agissements du groupe constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

  • Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s

    Le violent conflit qui oppose depuis trois ans les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR) et leurs alliés respectifs au Soudan continue de s’intensifier et d’infliger des préjudices dévastateurs aux civil·e·s, a déclaré Amnesty International le 14 avril 2026, la veille de la date anniversaire du début de la guerre le 15 avril.

  • Soudan. Les pays à revenu élevé doivent mettre à profit la conférence de Berlin pour sauver des vies, alors que le conflit entre dans sa troisième année

    Les donateurs internationaux participant à la conférence sur l’aide destinée au Soudan doivent augmenter les financements et faire pression sur les parties belligérantes pour qu’elles garantissent un accès humanitaire sans entraves, afin que la population civile puisse bénéficier de services de santé vitaux dans le pays, notamment les victimes de violences sexuelles, a déclaré Amnesty International le 10 avril, à la veille de la Conférence ministérielle internationale sur le Soudan qui se tiendra à Berlin le 15 avril 2026.

  • Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza »

    Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été tuée avec ses quatre cousins, son oncle et sa tante par l’armée israélienne alors qu’ils tentaient de fuir un quartier de la ville de Gaza. Les deux secouristes du Croissant-Rouge palestinien venus la secourir ont également été tués par l’armée israélienne.

  • Syrie. Les droits humains et le droit international doivent guider les prochaines étapes dans le nord-est de la Syrie

    Après plusieurs vagues d’affrontements dans le nord-est de la Syrie entre les autorités syriennes et les Forces démocratiques syriennes – l’aile militaire de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) sous direction kurde -, et en réaction au transfert aux autorités syriennes du contrôle relatif à certains lieux de détention et de camps où sont incarcérées des personnes soupçonnées d’être affiliées au groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :

  • Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »

    Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 3 décembre. Ces violations doivent donner lieu à une enquête pour crimes de guerre au regard du droit international.

  • Maroc et Sahara occidental. Il est urgent que la force de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés surveille la situation des droits humains

    L’ONU doit donner la priorité au suivi de la situation des droits humains dans la partie du Sahara occidental sous contrôle marocain et dans les camps de réfugiés sahraouis de l’autre côté de la frontière, à Tindouf (Algérie), a déclaré Amnesty International à l’approche d’un vote du Conseil de sécurité qui doit avoir lieu la semaine prochaine, le 27 avril, pour renouveler le mandat de la force de maintien de la paix de l’ONU présente dans la région.

  • Il convient d’enquêter sur les événements ayant fait plusieurs morts dans un camp de protestataires au Sahara occidental

    Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International jeudi 11 novembre 2010. D’après le gouvernement, neuf personnes ont été tuées au cours des opérations menées lundi 8 novembre et dans les jours qui ont suivi, dont huit membres des forces de sécurité. Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains saignaient, tandis que d’autres souffraient de brûlures. Selon certaines informations, des milliers de Sahraouis ont été expulsés de force de ce camp de fortune par les forces de sécurité marocaines. « Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d’attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. « Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies. « Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. » D’après les témoignages qu’a reçus Amnesty International, les habitants n’ont appris l’action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu’un hélicoptère s’est mis à survoler le camp et qu’on leur a ordonné de quitter les lieux. Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées. Les autorités marocaines affirment que l’opération s’imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une forte résistance. Selon l’agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu’un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités. Cependant, peu d’informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines. À Laayoune, à quelques kilomètres à l’ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d’autres biens au lendemain de l’opération menée par les forces de sécurité. Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d’abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s’estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables. Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l’oreille à leurs revendications concernant l’amélioration de leurs conditions socio-économiques. Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l’ouverture de nouvelles discussions informelles sur l’avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l’indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l’instigation de l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross. « Ces derniers événements illustrent une fois encore qu’il est indispensable d’inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart. « L’absence d’un tel volet a miné l’efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l’objet d’enquêtes adéquates. »