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  • Égypte : Action Complémentaire : Une militante jugée dans le cadre d’un procès inique est privée de soins médicaux : Marwa Arafa

    La défenseure égyptienne des droits humains et traductrice Marwa Arafa est détenue arbitrairement depuis plus de six ans en raison de ses activités militantes, notamment en soutien aux familles de personnes placées en détention pour des raisons politiques. Elle est séparée de sa fille, aujourd’hui âgée de huit ans, depuis son arrestation le 20 avril 2020. En décembre 2024, le service du procureur général de la sûreté de l’État l’a présentée devant un tribunal pour des accusations fallacieuses en lien avec le terrorisme. Sa prochaine audience devant le tribunal pénal du Caire se déroulera le 17 octobre 2026, dans un contexte de préoccupations quant à des violations de ses droits à un procès équitable, notamment de son droit à une défense adéquate. Son état de santé s’est fortement dégradé en détention, mais elle est toujours privée des soins médicaux spécialisés dont elle a besoin. Les autorités égyptiennes doivent libérer Marwa Arafa immédiatement et sans condition et abandonner toutes les charges retenues contre elle, car elle est détenue uniquement en raison de ses activités en faveur des droits humains.

  • Tunisie : Complément d’information : Une défenseure des droits humains risque une nouvelle arrestation : Sihem Bensedrine

    La célèbre défenseure tunisienne des droits humains Sihem Bensedrine est visée par sept procédures pénales, toutes liées à son travail légitime en tant qu’ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD). Elle a été détenue arbitrairement entre le 1er août 2024 et le 19 février 2025, date à laquelle la cour d’appel de Tunis a ordonné sa libération sous caution dans l’attente de son procès. Le 26 juin 2026, un tribunal de Tunis l’a condamnée à un total de 25 années d’emprisonnement dans deux de ces dossiers, à l’issue d’un procès entaché de violations des normes d’équité. Sihem Bensedrine risque d’être à nouveau arrêtée et emprisonnée à la suite de ses dernières condamnations. Elle demeure en liberté dans l’attente de son procès en appel, mais continue de faire l’objet de cinq autres procédures et d’une interdiction de voyager. Les autorités tunisiennes doivent annuler ses condamnations et abandonner toutes les poursuites engagées contre elle en raison de son travail légitime en faveur des droits humains.

  • Soudan du Sud : Complément d’information : Libération d’un homme visé par une expulsion, d’autres toujours détenus

    Le 19 juin, Tuan Thanh Phan (originaire du Viêt-Nam) a été remis en liberté après avoir été soumis à une détention arbitraire dans la capitale du Soudan du Sud pendant près d’un an. Tuan Thanh Phan a été expulsé dans le cadre de la campagne d’expulsion massive menée par le gouvernement des États-Unis en mai 2025, avant de transiter par une base militaire étasunienne à Djibouti, et était détenu arbitrairement au Soudan du Sud depuis son arrivée dans ce pays le 4 juillet 2025. José Manuel Rodríguez-Quiñones, Kyaw Mya et Thongxay Nilakout, ainsi que deux autres personnes expulsées (Enrique Arias Hierro et Nyo Myint) continuent à être soumis à une détention arbitraire.

  • Pakistan: Il faut libérer deux avocat·e·s spécialistes des droits humains condamnés

    Le 23 janvier, les avocat·e·s spécialistes des droits humains Imaan Mazari-Hazir et Hadi Ali Chatta ont été arrêtés de manière arbitraire et dès le lendemain, le 24 janvier, condamnés à 10 et 17 ans de prison pour des publications sur les réseaux sociaux considérées comme « hostiles à l’État » et qualifiées d’« informations fausses et mensongères », en vertu de la Loi relative à la prévention de la cybercriminalité.

  • Mali : Des militant·e·s incarcérés et condamnés doivent être libérés : Rokiatou Doumbia et Ras Bath

    Le 17 août, les militant·e·s Rokiatou Doumbia et Mohamed Youssouf Bathily ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, pour « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’État ». Le sort qui leur a été réservé est emblématique de la répression croissante visant les voix d’opposition au Mali et porte atteinte à leur droit à la liberté d’expression. Ces deux personnes doivent être libérées immédiatement et sans condition.

  • Éthiopie : La disparition d’un artiste doit faire l’objet d’une enquête : Filmon Gebrehiwot Hagos

    Filmon Gebrehiwot Hagos, 33 ans, défenseur des droits humains, photographe et vidéaste éthiopien, n’a pas été vu depuis le 10 août 2025. Le jour même, sa famille a déposé une plainte au poste de police local, puis auprès du poste de police général du district, mais plus d’un an plus tard, les autorités n’ont toujours pas annoncé publiquement si des enquêtes sur sa disparition ont été ouvertes ou étaient en cours. Les autorités éthiopiennes doivent mener une enquête efficace, indépendante, rigoureuse et transparente sur la disparition forcée de Filmon Gebrehiwot Hagos, et révéler immédiatement le sort qui lui a été réservé et le lieu où il se trouve.

  • Tunisie : Action complémentaire : Dans l’« affaire du complot », la date de l’ultime recours judiciaire a été fixée

    Les autorités judiciaires tunisiennes viennent d’annoncer que la Cour de cassation allait examiner les condamnations dans l’« affaire du complot » le 3 septembre 2026. Il s’agit de la dernière voie de recours des accusé·e·s, puisque la cour confirmera le verdict ou ordonnera la tenue d’un nouveau procès devant la cour d’appel. Du fait des condamnations prononcées dans cette affaire tristement célèbre, des figures de l’opposition, des défenseur·e·s des droits humains et des avocat·e·s sont injustement incarcérés, pour des périodes allant jusqu’à 45 ans.

  • Venezuela : Action complémentaire : Des centaines de personnes détenues doivent être immédiatement libérées

    Depuis le 14 août, plusieurs dizaines de personnes détenues de façon arbitraire ont été libérées, notamment Emirlendris Benítez, María Auxiliadora Delgado et Danner Barajas. Elles n’auraient pourtant jamais dû être arrêtées, et nombre d’entre elles continuent de faire l’objet de poursuites pénales et de restrictions de leurs droits. De plus, on ignore ce qui est arrivé à Jorgen Guanares et où il se trouve depuis son arrestation présumée, le 2 août 2024 ; Juan Carlos Marrufo, qui est détenu arbitrairement depuis le 19 mars 2019, a besoin de soins médicaux urgents.

  • Arabe saoudite : Un ressortissant franco-égyptien détenu doit être libéré : Amr Abdelfattah

    Le ressortissant franco-égy en Amr Abdelfattah est détenu en Arabie saoudite depuis plus de deux ans. Il a été interpellé en juin 2024 en raison d’un visa invalide alors qu’il effectuait le pèlerinage du Hadj. Il a été jugé par le Tribunal pénal spécial et a appris au cours du procès qu’il était également inculpé d’infractions liées à la liberté d’expression. En août 2026, son avocat en France a appris qu’il avait été condamné à « des années » de prison, sans plus de précisions sur la peine spécifique ni les motifs de cette condamnation.

  • Somalie : Informations Complémentaires : Libération d’une militante sur les réseaux sociaux détenue arbitrairement : Sadia Moalim Ali

    Sadia Moalim Ali, militante sur les réseaux sociaux et conductrice de rickshaw, a été libérée après 123 jours de détention. Elle avait été arrêtée le 12 avril et placée en détention en raison de son militantisme sur les réseaux sociaux et de sa participation à des manifestations pacifiques. Le 12 août, la Cour d’appel de Banadir a annulé sa condamnation et sa peine de trois ans d’emprisonnement, ce qui a conduit à sa libération le jour même. Son arrestation, sa détention, les poursuites engagées contre elle et sa condamnation arbitraires étaient uniquement liées à l’exercice pacifique de ses droits humains.

  • Maroc : Action complémentaire : L’opposant politique emprisonné en raison de son militantisme doit être libéré : Mohamed Ziane

    L’avocat et militant politique marocain Mohamed Ziane, âgé de 84 ans, est détenu arbitrairement depuis 2022 à la prison d’El Arjat 1. Il est actuellement maintenu de façon prolongée en détention à l’isolement, et il ne peut ni rejoindre les autres détenus ni aller marcher dans la cour de promenade. Il avait initialement été condamné à trois ans d’emprisonnement en lien avec des insultes proférées contre des fonctionnaires. Alors qu’il purgeait sa peine, il a été jugé dans le cadre d’une autre affaire de détournement et dilapidation de fonds publics, pour laquelle il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement par la cour d’appel de Rabat le 8 avril 2026.