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  • Synthèse 

    Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2022, le 37e gouvernement israélien a accéléré la mise en œuvre de mesures destinées à officialiser l’annexion de la zone C de la Cisjordanie occupée sous la forme d’une campagne violente de nettoyage ethnique visant les communautés bédouines et pastorales palestiniennes. Ce faisant, Israël a commis le crime de guerre de transfert illégal et le crime contre l’humanité de transfert forcé.

  • Venezuela : Complément d’information : Peu de libérations, des centaines de personnes toujours détenues

    Samantha Hernández, adolescente vénézuélienne âgée de 16 ans, a bénéficié d’une libération conditionnelle le 18 mai 2026. Sa sœur, Aranza Hernández, avait 19 ans au moment de son arrestation arbitraire le 20 novembre 2025 et se trouve toujours de manière injuste derrière les barreaux. Entre 500 et 600 personnes sont toujours détenues arbitrairement pour des raisons politiques, dont Emirlendris Benítez et Juan Carlos Marrufo, qui ont besoin de toute urgence de soins médicaux. On ignore toujours ce qu’il est advenu de certaines personnes sans doute détenues, ainsi que le lieu où elles se trouvent. C’est le cas de Jorgen Guanares.

  • Émirats arabes unis : Un militant politique soudanais en détention : Mohamed Farouk Salman Mahmoud

    Mohammed Farouk Salman Mahmoud est un militant politique soudanais et défenseur de la justice transitionnelle, détenu aux Émirats arabes unis depuis le 19 janvier 2025. Il s’est installé aux Émirats arabes unis début 2023. Le 19 janvier 2025, alors qu’il se trouvait à l’aéroport de Dubaï en train de se préparer à monter à bord d’un vol quittant les Émirats arabes unis, il a été arrêté par des membres des forces de l’ordre émiriennes et conduit à son domicile, où ils ont fouillé ses affaires et saisi ses appareils électroniques, avant de le placer en détention dans un lieu tenu secret.

  • Égypte : Un prisonnier victime de torture jugé pour ses convictions religieuses : Said Abdelrazek

    Le 15 juillet 2025, des membres des forces de sécurité ont arrêté Said Abdelrazek, Égyptien converti au christianisme, à son domicile situé au Caire. Après neuf mois de détention provisoire arbitraire, il a été déféré devant une chambre du Premier tribunal pénal de Badr consacrée aux affaires de terrorisme pour répondre d’accusations liées à sa conversion et à ses convictions religieuses. Lors de la première audience de son procès, le 21 avril 2026, celui-ci a été reporté au 15 juin 2026. Said Abdelrazek est actuellement incarcéré à la prison du Dixième jour de ramadan et son état de santé est de plus en plus préoccupant. Les autorités égyptiennes doivent le libérer immédiatement et sans condition, car il est détenu arbitrairement pour avoir simplement exercé son droit à la liberté de religion et de conviction

  • République démocratique du Congo: « Je n’avais jamais vu autant de corps » : crimes de guerre perpétrés par les Forces démocratiques alliées dans l’est de la République démocratique du Congo

    À partir de 71 entretiens, notamment avec 45 victimes, Amnesty International a examiné les conséquences des violences perpétrées par les Forces démocratiques alliées (ADF) pour la population civile dans l’est de la République démocratique du Congo. Des combattant·e·s ont délibérément tué des civil·e·s, attaqué des établissements médicaux et pillé et incendié des logements. Ils ont enlevé des hommes, des femmes et des enfants et les ont forcés à participer aux attaques et à prendre diverses fonctions au sein des camps du groupe. Des femmes et des filles ont été soumises à des « mariages » forcés et à des grossesses forcées et contraintes à une vie de servitude. Les agissements du groupe constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

  • Tunisie: Il faut libérer des membres de l’opposition politique détenus de manière arbitraire: Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi

    Le 13 juillet 2024, la police tunisienne a arrêté Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi, membres du parti Ennahda (Renaissance), dans le gouvernorat de Mannouba, lors d’un contrôle d’identité de routine alors qu’ils se déplaçaient pour des raisons personnelles. Les autorités ont ensuite affirmé que Mohamed Ghannoudi était recherché par la police dans le cadre d’une enquête relative au terrorisme, et ont lancé une procédure contre ces trois hommes pour « participation présumée à un groupe terroriste » et « soutien à une personne soupçonnée d’implication dans des actes terroristes ». Ils ont été déférés à la justice en vertu des articles 13, 34 et 37 de la loi antiterroriste de 2015, et de l’article 32 du Code pénal, dispositions relatives à la participation à des activités terroristes, au fait de fournir une assistance ou un hébergement, au non-signalement de comportements semblant être liés au terrorisme, et à la complicité. Ces trois hommes sont maintenus en détention provisoire depuis 14 mois, ce qui dépasse la durée légale maximale. Les autorités doivent immédiatement abandonner l’ensemble des charges retenues contre eux et les libérer, car leur arrestation résulte uniquement de leur affiliation politique.

  • Arabie saoudite : Un ressortissant britannique détenu arbitrairement doit être libéré : Ahmed al Doush

    L’état de santé mentale d’Ahmed al Doush s’est nettement dégradé dans la prison où il est détenu arbitrairement en Arabie saoudite. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique pour des accusations découlant de son utilisation des réseaux sociaux, en violation de son droit à la liberté d’expression. Les autorités saoudiennes ont arrêté ce ressortissant britannique, analyste d’affaires sénior de la Bank of America, le 31 août 2024 à l’aéroport international King Khalid de Riyadh. Il allait rentrer au Royaume-Uni après un séjour en Arabie saoudite avec son épouse et ses enfants

  • Pakistan : Il faut mettre fin aux disparitions forcées de militants : Hanif Pashteen et Noor Ullah Tareen

    Hanif Pashteen et Noor Ullah Tareen, militants et membres du Mouvement de protection pachtoune (PTM), un groupe de défense des droits civils, ont été soumis à une disparition forcée alors qu’ils quittaient une réunion organisée par le gouvernement provincial le 12 novembre 2025, à Peshawar, dans le nord-est du Pakistan. Ils ont été victimes de disparition forcée avec cinq autres personnes qui ont été libérées deux mois plus tard. La disparition prolongée de Hanif Pashteen et Noor Ullah Tareen suscite de fortes craintes quant à leur sécurité et leur bien-être. Les autorités pakistanaises doivent révéler où ils se trouvent et garantir leur libération immédiate.

  • Éthiopie : On ignore toujours ce qu’il est advenu d’un journaliste enlevé : Million Beyene

    Le 15 avril, Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef du média independent Addis Standard, a été enlevé à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, par des individus non identifiables habillés en civil. On pense qu’il est détenu sans inculpation dans un centre non officiel tenu secret, sans avoir la possibilité de contacter son avocat ni sa famille. Son enlèvement serait lié à son travail de journaliste. Amnesty International prie les autorités éthiopiennes de mener une enquête efficace, indépendante, approfondie et transparente sur l’enlèvement de Million Beyene et, si elles le détiennent, de le libérer immédiatement.

  • Égypte : Un militant maintenu en détention arbitraire comparaît en justice : Ahmed Douma

    Militant de renom et écrivain détenu arbitrairement, Ahmed Douma comparaît devant le tribunal correctionnel du Nouveau Caire le 29 avril 2026 à la suite des investigations menées par le service du procureur général de la sûreté de l’État pour diffusion de « fausses informations ». Ces accusations découlent de son article publié le 25 mars 2026 par Al Araby Al Jadeed au sujet des conséquences de l’incarcération inique sur la stabilité de l’État, ainsi que d’une publication sur les réseaux sociaux, du 29 mars, abordant les conditions de détention en Égypte. Depuis sa libération en août 2023, après plus d’une décennie passée en détention arbitraire à titre de sanction pour ses activités militantes et son rôle dans la Révolution du 25 janvier 2011, le parquet a ouvert sept enquêtes à son encontre, pour le punir d’avoir publié des contenus critiques sur Internet. S’il est déclaré coupable, il encourt cinq ans de prison. Ahmed Douma est détenu de manière arbitraire uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ; il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.

  • Iran : Des cousins baha’is ont été torturés et risquent d’être condamnés : Peyvand Naimi, Borna Naimi

    Les cousins Peyvand Naimi et Borna Naimi, membres de la minorité baha’ie persécutée en Iran, risquent d’être condamnés à mort. Ils sont accusés d’infractions passibles de la peine capitale, en lien avec les manifestations de janvier 2026. Des agents les ont soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements : ils ont notamment été roués de coups et soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des « aveux ». En outre, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat ni à recevoir des soins médicaux.

  • Algérie: Un Poète En Détention Arbitraire Encourt la Peine de Mort: Mohamed Tadjadit

    Mohamed Tadjadit, connu comme le poète du mouvement du Hirak, est maintenu en détention arbitraire depuis janvier 2025 pour avoir seulement exercé ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Cet homme et 12 autres militants attendent d’être jugés pour des charges en relation avec la sécurité de l’État, passibles de lourdes peines de prison et de la peine de mort, au seul motif de leur militantisme pacifique en faveur de réformes politiques. Leur procès doit s’ouvrir le 30 avril 2026. Il purge déjà actuellement une peine de deux ans de prison, après sa condamnation sur la base de charges infondées liées au terrorisme, confirmée en appel en janvier 2026. Les autorités algériennes doivent le relâcher immédiatement et sans condition, et abandonner toutes les charges retenues contre lui, car elles découlent uniquement de l’exercice de ses droits fondamentaux.