Des membres des forces armées maliennes agissant avec des membres du groupe Wagner ont commis des crimes de guerre, notamment des meurtres et des actes de torture à l’encontre de civil·e·s lors d’opérations conjointes menées entre 2023 et 2025, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.
Ce rapport documente des violations du droit international et du droit malien qui ont été commises par des membres des Forces armées maliennes et des membres de la société militaire de sécurité privée Wagner dans le contexte d’opérations militaires conjointes entre juin 2023 et décembre 2025. L’intensification des operations militaires durant cette période a eu un impact substantiel sur les populations civiles vivant le long de la frontiere entre le Mali et la Mauritanie, et mené a l’arrivée massive de réfugiés maliens dans le pays voisin. Le rapport présente des éléments concluants qui prouvent que les forces gouvernementales et leurs alliés ont commis de graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits humains.
Au cours de la dernière décennie, le conflit au Mali opposant les forces armées et leurs alliés à divers groupes armés non étatiques a poussé des centaines de milliers de personnes à fuir hors de leur pays, notamment en Mauritanie.
Le 17 août, les militant·e·s Rokiatou Doumbia et Mohamed Youssouf Bathily ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, pour « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’État ». Le sort qui leur a été réservé est emblématique de la répression croissante visant les voix d’opposition au Mali et porte atteinte à leur droit à la liberté d’expression. Ces deux personnes doivent être libérées immédiatement et sans condition.
Réagissant à la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger de déposer des notifications officielles de retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, a déclaré :
Les leaders africains qui participent cette année à la Conférence des parties (COP28) de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) doivent éviter les erreurs faites lors du premier Sommet africain sur le climat, à l’issue duquel ils ont adopté la Déclaration de Nairobi sur le changement climatique et l’Appel à l’action (Déclaration de Nairobi) qui, sous de nombreux aspects, n’accorde pas véritablement la priorité aux droits humains et à la justice climatique pour le continent, a déclaré Amnesty International le 29 novembre 2023.