Le recours étendu à des systèmes de profilage des risques par les autorités publiques, dans les domaines de l’application des lois, de la protection sociale et de la migration, est incompatible avec le droit international relatif aux droits humains et doit être interdit, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.
Face à la criminalisation croissante des défenseur·e·s des droits humains, des militant·e·s et des journalistes dans le monde, Amnesty International, le Forum africain de contrôle civil de l’application des lois (APCOF) et La Voix du peuple malaisien (Suaram) présenteront jeudi 27 novembre un rapport exposant une série de stratégies à adopter sur les plans du droit et du plaidoyer pour protéger les voix critiques de la discrimination, du harcèlement, des poursuites et de l’emprisonnement.
Le monde a appris pour la première fois que les États pirataient des cibles « civiles » en 2010, lorsque Google a révélé avoir détecté une intrusion du gouvernement chinois. Adobe Systems et Juniper Networks ont alors confirmé avoir été attaqués dans le même cadre et de nouvelles investigations ont révélé que Yahoo et Symantec étaient également visés. Parallèlement, le gouvernement chinois ciblait les ONG tibétaines à l’aide de méthodes similaires et il continue de persécuter la communauté tibétaine.