Monde. Des défenseures des droits humains présentent leur lutte devant l’ONU au cours d’une réunion de plaidoyer d’une semaine

Des défenseures des droits humains du monde entier se réuniront à Genève du 21 au 25 septembre 2026, afin d’en apprendre davantage sur le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, de plaider en faveur de leurs droits et de faire entendre leurs différentes histoires.

Cette formation d’une semaine, intitulée Semaine de plaidoyer pour les femmes défenseures des droits humains, est co-organisée par neuf organisations de défense des droits, dont Amnesty International (voir la liste complète ci-dessous). Elle a pour objectifs de fournir aux participantes des outils pratiques pour mieux comprendre le Conseil des droits de l’homme, tout en leur proposant des lignes directrices sur la manière de dialoguer de manière stratégique avec cette instance et de militer en faveur du changement au sein de leurs communautés.

« Les femmes présentes ici risquent leur vie chaque jour pour protéger leurs communautés des effets du changement climatique, de la cupidité des entreprises et de la spoliation des terres, a déclaré Lisa Maracani, chargée de recherche à Amnesty International sur les défenseur·e·s des droits humains. Elles ont des connaissances cruciales pour garantir l’efficacité d’instances telles que le Conseil des droits de l’homme, tandis que la Semaine de plaidoyer pour les femmes défenseures des droits humains a pour but de leur fournir les outils et les stratégies nécessaires pour faire progresser leur plaidoyer sur cette scène mondiale. »

Les femmes présentes ici risquent leur vie chaque jour pour protéger leurs communautés des effets du changement climatique, de la cupidité des entreprises et de la spoliation des terres

Lisa Maracani, chargée de recherche à Amnesty International sur les défenseur·e·s des droits humains

Les participantes sont des défenseures des droits qui œuvrent à la croisée des questions liées au genre, au climat et aux conflits, notamment des militantes engagées dans la protection de l’environnement, la défense des droits des travailleuses migrantes, des droits fonciers des peuples autochtones, ainsi que des droits des populations touchées par les activités des entreprises.

Cette formation vise à faciliter la participation des militantes confrontées à de multiples obstacles pour accéder aux instances des Nations unies, à leur permettre d’acquérir une connaissance approfondie du système des droits de l’homme, à favoriser la création de réseaux entre elles et avec des expert·e·s en droits humains, et à amplifier leurs voix et leurs appels en faveur de la responsabilité internationale.

Les participantes auront la possibilité de s’exprimer devant le Conseil des droits de l’homme, mais aussi de rencontrer des responsables de l’ONU, des diplomates et des expert·e·s indépendants mandatés par le Conseil, de faire du lobbying auprès d’eux et de les informer. En outre, plusieurs défenseures prendront la parole lors d’un événement public organisé au siège de l’ONU jeudi 24 septembre, aux côtés de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit à un environnement propre, sain et durable.

« Le système des droits de l’homme des Nations unies doit être ouvert à celles et ceux qui ont le plus à y apporter, à savoir les défenseur·e·s des droits, et s’inspirer de leur expérience, a déclaré Fabiana Leibl, responsable de programme à l’International Service for Human Rights. Grâce à cette formation, nous cherchons à nous assurer que les points de vue des défenseures des droits soient dûment représentés au Conseil des droits de l’homme et au sein de ses principaux mécanismes. »

NOTE

Cet événement est organisé par Amnesty International, Asia Pacific Forum on Women (APWLD), Front Line Defenders Rights, International Service for Human (ISHR), Peace Brigade International (PBI), The Association for Women’s Rights in Development (AWID), la Coalition internationale des femmes défenseures des droits humains (WHRDIC), la Coalition des femmes défenseures des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (WHRD MENA Coalition), Urgent Action Fund for Feminist Activism (UAF).